Le plancton : un indicateur essentiel de la Méditerranée
Invisible à l’œil nu pour la plupart des organismes, le plancton est pourtant au cœur du fonctionnement des écosystèmes marins méditerranéens. À bord de l’ATARAXIA, l’Expédition Méditerranée 2026 réalise un suivi planctonique en collaboration avec le laboratoire HYDRECO afin de mieux comprendre la biodiversité microscopique, ici le phytoplancton, présente entre les côtes catalanes et les Baléares.
Mais pourquoi étudier le phytoplancton ?
Le phytoplancton regroupe des micro-organismes photosynthétiques à la base des réseaux trophiques marins et responsables d’environ 50 % de la production mondiale d’oxygène. Leur étude permet de caractériser le fonctionnement des écosystèmes marins, les dynamiques de productivité biologique et les effets des pressions environnementales (réchauffement, apports nutritifs, pollution, eutrophisation). En Méditerranée, le suivi du phytoplancton est un indicateur de l’état écologique des masses d’eau et des modifications océanographiques à différentes échelles de lieu et de temps (période, météo, saison…).
1. Préparation du matériel
Avant chaque station, l’équipe prépare le matériel de prélèvement : filet à plancton, flacons de collecte, bouteille de prélèvement, fiches terrain, instruments de mesure (température, salinité, GPS).
Chaque flacon est étiqueté avant manipulation afin d’assurer une parfaite traçabilité des échantillons.



Préparation du matériel scientifique avant une station de prélèvement planctonique.
2. Arrivée sur la station de prélèvement
Les prélèvements sont réalisés sur des points précis définis avant la mission : zones côtières, traversées hauturières et secteurs autour des Baléares.
Une fois le point GPS atteint, l’équipe relève les coordonnées GPS, l’état de la mer, les conditions météo, la température de l’eau, la salinité.
Toutes ces données sont consignées sur la fiche scientifique de suivi.



Chaque prélèvement est géoréférencé et accompagné de paramètres environnementaux précis.
3. Le prélèvement au filet à plancton
Le filet est immergé puis tracté en surface afin de concentrer les organismes présents dans la colonne d’eau. Le plancton est ensuite récupéré dans un flacon collecteur fixé à l’extrémité du filet.
Certaines stations permettent également d’observer directement du zooplancton, des organismes phosphorescents ou des accumulations de vélelles en surface.



Le filet à plancton permet de concentrer les organismes microscopiques présents dans les eaux de surface.
4. Conditionnement des échantillons
Une fois le prélèvement récupéré, l’échantillon est transféré dans un flacon de stockage puis soigneusement identifié avec le numéro du prélèvement, la date et heure, le numéro et coordonnées de station, type de prélèvement (filet ou bouteille).
Cette étape est essentielle pour garantir la validité scientifique des analyses futures.






Chaque échantillon est immédiatement identifié afin d’assurer sa traçabilité scientifique.
5. Report et sauvegarde des données
Après chaque station, le filet et le matériel sont rincés afin d’éviter toute contamination entre deux prélèvements. Cette étape permet également d’éliminer les résidus de mucus, de microplastiques ou d’organismes restés dans le filet. En fin de journée, toutes les informations collectées sont reportées dans les fichiers de suivi numériques avec le numéro des stations, les paramètres environnementaux, les observations particulières, les références des échantillons.
Les données sont ensuite sauvegardées et archivées pour les futures analyses en laboratoire.



Les données de terrain sont numérisées et sauvegardées quotidiennement à bord.
Une aventure à suivre sur les réseaux sociaux du Seaquarium Institut Marin :