Expédition Méditerranée 2026 Journal de bord – 16 & 17 mai 2026
Du 16 au 17 mai 2026
Le 17 mai au matin, le nouvel équipage a quitté Barcelone après les traditionnels briefings sécurité et prise en main du bateau. Une fois l’avitaillement terminé et les réservoirs remplis, l’ATARAXIA a repris sa route vers le large afin de poursuivre les suivis scientifiques en Méditerranée occidentale.
Hier on découvrait encore le bateau, et aujourd’hui on zigzague déjà entre les cargos au large de Barcelone , raconte le deuxième équipage après les premières heures de navigation.
La sortie du port s’est effectuée dans une zone particulièrement fréquentée par le trafic maritime. Au large de Barcelone, cargos, ferries et navires commerciaux constituent une activité permanente qui influence fortement l’environnement marin, notamment par le bruit sous-marin généré par les moteurs et les hélices. Cette pression acoustique représente un impact conséquent pour les mammifères marins, particulièrement sensibles aux perturbations sonores.
Après plusieurs heures de navigation, l’équipage a réalisé un premier point hydroacoustique avec moteur coupé afin d’enregistrer l’ambiance sonore sous-marine. Certains signaux pouvant évoquer des sifflements ont été perçus pendant l’écoute, mais seule l’analyse des enregistrements permettra de confirmer leur origine.
Entre les bruits de coque, les vagues et les sons qu’on entendait dans l’hydrophone, on essayait surtout de comprendre ce qui relevait réellement du milieu marin , explique Chloé.
Les premiers transects réalisés par le second équipage entre Barcelone et les Baléares ont permis de confirmer la poursuite de l’activité biologique observée depuis le début de l’Expédition Méditerranée 2026. Les observations visuelles ont notamment révélé la présence de plusieurs oiseaux marins patrimoniaux, dont un groupe de Puffin des Baléares, un Goéland d’Audouin ainsi qu’un Puffin Yelkouan de Méditerranée. En soirée, l’équipage a également observé trois Dauphin bleu et blanc à proximité du voilier, après plusieurs heures de navigation au large.
dauphin bleu et blanc
Ils sont arrivés sans prévenir on s’est regardés sans parler, c’était juste magique , raconte Lisa.
Les protocoles ont également permis de relever plusieurs déchets plastiques dérivants ainsi qu’une observation de Pélagie (Pelagia noctiluca), méduse bioluminescente emblématique de Méditerranée. Trois nouvelles stations hydroacoustiques (H11 à H13) ont été réalisées
L’expédition poursuit désormais sa traversée vers le sud et autour de Palma de Majorque avec la poursuite des protocoles acoustiques, visuels et ADNe dans les prochains jours, au dessus des canyons sous marins.
Une aventure à suivre sur les réseaux sociaux du Seaquarium Institut Marin :