Ce samedi 13 juin 2026, le voilier Ataraxia a retrouvé Port Camargue, son port d’attache au Grau-du-Roi, après cinq semaines d’expédition scientifique en Méditerranée occidentale.
Accueillis au Spot Nautique par les équipes du Seaquarium Institut Marin, les membres de l’expédition et plusieurs élus du territoire, le dernier et 5ème équipage vient achever cette aventure en mer débutée le 9 mai dernier.
À bord pour cette ultime semaine de mission, Manon, Charles et Laura, accompagnés du capitaine et propriétaire du voilier Yves Kossovsky, sont revenus avec l’ensemble des échantillons et des données collectés tout au long de l’expédition.

Plus de 3 700 kilomètres parcourus au cœur des grands habitats méditerranéens
Durant 35 jours, cinq équipages successifs composés de collaborateurs du Seaquarium Institut Marin se sont relayés à bord du voilier Ataraxia pour suivre la biodiversité marine en Méditerranée occidentale.
Au total, le voilier a parcouru plus de 2 000 milles nautiques, soit près de 3 760 kilomètres, entre le Golfe du Lion, les côtes espagnoles et l’archipel des Baléares.
Les trajectoires de navigation ont été définies afin de longer les pentes des grands canyons sous-marins méditerranéens, parfois avec plus de 3 000 mètres d’eau sous la coque du bateau. Ces zones profondes constituent des habitats privilégiés pour de nombreuses espèces pélagiques et pour plusieurs cétacés emblématiques de la Méditerranée.







Une mission scientifique au service de la connaissance
Tout au long de l’expédition, les équipes ont appliqué différents protocoles scientifiques en partenariat avec plusieurs organismes de recherche.
Les observations visuelles en mer ont été complétées par des suivis hydroacoustiques, des prélèvements d’ADN environnemental et des collectes de plancton.


Au total, près de 80 échantillons scientifiques ont été rapportés à terre :
- 43 enregistrements hydroacoustiques ;
- 30 échantillons d’ADN environnemental ;
- 10 échantillons de plancton.
Ces données seront désormais analysées par les partenaires scientifiques de la mission : Hydreco, Aquasearch, le CEFE et le Muséum national d’Histoire naturelle de Paris.
Des observations marquantes en Méditerranée occidentale
Les équipes reviennent également avec des souvenirs marquants et de nombreuses observations de faune marine.
Au cours de la mission, plusieurs espèces emblématiques ont été observées : dauphins bleu et blanc, grands dauphins, dauphins de Risso, tortues caouannes, poissons-lunes, oiseaux marins pélagiques, raies, requins ainsi qu’un cachalot observé au large des Baléares lors d’un transect scientifique.

Ces rencontres ont confirmé la richesse biologique des grands espaces marins méditerranéens et l’intérêt de poursuivre les efforts de suivi scientifique sur ces secteurs encore peu documentés.
Une aventure collective portée par le Seaquarium Institut Marin
Cette troisième édition de l’Expédition Méditerranée représente à ce jour la mission embarquée la plus ambitieuse menée par le Seaquarium Institut Marin.
Quinze collaborateurs du centre se sont relayés à bord du voilier, représentant l’ensemble des métiers de la structure : médiateurs scientifiques, soigneurs, aquariologistes, communicants et personnels administratifs.
Le retour du voilier a notamment été salué par Monsieur Charly Crespe, maire du Grau-du-Roi et président du Seaquarium Institut Marin SPL, qui a rappelé le rôle du Seaquarium Institut Marin comme acteur majeur de la culture scientifique, de la sensibilisation et de la connaissance du milieu marin sur le territoire.

Une nouvelle étape commence
Si l’expédition s’achève en mer, le travail scientifique se poursuit désormais à terre.


Les prochains mois seront consacrés à l’analyse des échantillons collectés et au traitement des données. Les résultats viendront alimenter les connaissances scientifiques sur la biodiversité méditerranéenne et pourront donner lieu à des publications ou à de nouveaux projets de recherche.

Parallèlement, les nombreuses images réalisées en mer et sous l’eau serviront à concevoir de futurs supports de médiation et d’exposition destinés au grand public au sein du Seaquarium Institut Marin.
Au-delà des données récoltées, l’Expédition Méditerranée 2026 laisse surtout à ses participants une conviction renforcée : mieux connaître la Méditerranée reste l’une des conditions essentielles pour mieux la protéger.