Les équipes du Seaquarium Institut Marin ont repris leurs missions de suivi des requins peau bleue (Prionace glauca) au large du Grau-du-Roi, dans le Golfe du Lion, à une période où cette espèce est en phase de reproduction et de migration en Méditerranée.
Lors de cette deuxième sortie de la saison, deux requins peau bleue juvéniles et deux raies Pastenague Violette (Pteroplatytrygon violacea) ont été observés dans le cadre du suivi scientifique annuel mené par le Seaquarium Institut Marin depuis 2012.

Chaque individu fait l’objet d’un protocole précis : identification de l’espèce, détermination du sexe, mesure de la taille, photographie des individus et observation du comportement. Les équipes enregistrent également les paramètres physico-chimiques du milieu, notamment la température, la salinité de l’eau, les conditions de navigation et les conditions d’observation.

Ces données permettent de mieux comprendre les déplacements, la reproduction et l’évolution des populations de requins en Méditerranée. Le requin peau bleue, pouvant atteindre près de 4 mètres, joue un rôle essentiel dans l’équilibre des écosystèmes marins car, en tant que grand prédateur pélagique, il contribue à réguler les populations de poissons et de céphalopodes, à maintenir la diversité des espèces et à limiter les déséquilibres au sein de la chaîne alimentaire méditerranéenne.

La reprise de ces suivis constitue une étape importante pour la saison 2026 et confirme la présence de l’espèce dans les eaux du golfe du Lion, ici, en Méditerranée et sur le littoral gardois.
Dans un contexte marqué par les épisodes de canicule marine qui touchent actuellement le bassin méditerranéen, les équipes du Seaquarium Institut Marin suivent avec attention l’évolution des conditions environnementales, désormais considérées comme un paramètre majeur dans l’étude des espèces pélagiques. La semaine dernière, des requins peau bleue ont également été observés autour d’une carcasse de cachalot dérivant au large du Grau-du-Roi, un phénomène naturel normal qui illustre les interactions complexes et biologiques entre les grands prédateurs.
Pour les équipes du Seaquarium Institut Marin, ces observations renforcent l’importance des programmes de suivi à long terme afin d’améliorer les connaissances scientifiques et contribuer à la protection des requins de Méditerranée.
Pour en savoir plus sur ce suivi :