Expédition Méditerranée 2026

Pour la troisième année, du 9 mai au 13 juin 2026, le Seaquarium Institut Marin prendra la mer pour une expédition scientifique en Méditerranée occidentale. Au départ de Port Camargue, cinq équipes s’alterneront sur une durée de cinq semaines, à bord du ATARAXIA , un voilier de 18 mètres. Les équipes seront accompagnées d’Yves Kossovsky et son épouse, le capitaine et propriétaire du voilier, fondateur de PsyBreak.

1. LES OBJECTIFS DE LA MISSION : “ALLER VOIR POUR MIEUX TRANSMETTRE”

L’expédition Méditerranée 2026 du Seaquarium Institut Marin répond à trois objectifs :

  • L’acquisition de données : Parcourir les canyons méditerranéens et la cassure du plateau continental, des zones de biodiversité intenses mais encore peu documentées, pour enrichir la connaissance scientifique.
  • La transformation du modèle de l’aquarium : « Aujourd’hui, les aquariums se transforment. Nous portons désormais nos valeurs, celle d’un centre de culture scientifique engagé, hors de nos murs », explique Jean-Marc Groul. L’objectif est de devenir un support technique et logistique, avec le matériel à disposition, le voilier et les compétences internes des équipes pour la recherche avec des partenaires scientifiques importants (MNHN, CEFE).
  • La sensibilisation par l’expérience vécue des équipages qui pourront le partager, le raconter, avec ce qu’ils auront vécu, vu, parcourus, et leurs contenus : Créer des supports de médiation (récits, images, anecdotes) fondés sur le terrain. « On n’a pas besoin d’être extraordinaires pour mener une mission. L’océan a besoin de connaissances et d’images pour émerveiller et faire comprendre ».
Equipes du Seaquarium Institut Marin

2. UN ITINÉRAIRE AU DESSUS DES CANYONS DE MÉDITERRANÉE 

Le parcours se concentre sur la pente des canyons méditerranéens et la cassure du plateau continental, là où les courants remontants génèrent une forte concentration de biodiversité

Périmètre : Du littoral gardois aux abords des îles Baléares (Minorque, Ibiza, Palma).

Pourquoi au-dessus des canyons : Les canyons sous-marins sont des vallées profondes creusées dans le plateau continental et formant un lien entre les zones côtières et les grandes profondeurs. Leur formation en Méditerranée résulte de plusieurs phénomènes géologiques successifs, liés notamment aux mouvements des plaques, aux variations du niveau de la mer et à l’érosion.

Ils concentrent les nutriments et abritent une grande diversité d’espèces, dont des coraux profonds, ainsi que de nombreuses espèces de poissons, de mammifères et d’oiseaux marins qui viennent s’y nourrir ou s’y reproduire. Ces milieux sont donc extrêmement riches en biodiversité, ils en regorgent.

  • Logistique : 5 semaines de mer découpées en 5 rotations d’équipes pour garantir l’application des protocoles, de suivis des transects et trajets établis ainsi que la participation massive des équipage, 1 chargée de projet, Morjane Safi, du laboratoire d’études Aquasearch. La mission est calibrée pour être utile aux chercheurs tout en alimentant la médiation auprès du public.
  • Les escales de rotation : Port Camargue (départ/arrivée), Barcelone, Ibiza, Minorque, et Cerbère Banyuls. 

1 ère semaine :09/05/2026 (Grau-du-Roi) – 16/05/2026 (Barcelone)- Mathilde, médiatrice scientifique, Emilie ; médiatrice scientifique, Amélie ; aquariologiste

2 ème semaine : 16/05/2026 (Barcelone) – 23/05/2026 (Ibiza) : Chloé ; médiatrice scientifique, Jérémy ; soigneur, Lisa ; service communication

3 ème semaine 23/05/2026 (Ibiza) – 30/05/2026 (Minorque) : Cannelle ; médiatrice scientifique, Elodie S. soigneuse, Stéphane Jamme ; photographe et biologiste marin

4 ème semaine : 30/05/2026 (Minorque) – 06/06/2026 (Estartit) : Camille ; médiatrice scientifique, Yohan aquariologiste, Elodie C. ; service communication

5 ème semaine : 06/06/2026 (Estartit) – 13/06/2026 (Grau-du-Roi) : Manon ; médiatrice scientifique, Laura, aquariologiste, Charles ; service administratif

Trajets expédition 2026

3. LE CADRAGE SCIENTIFIQUE : 4 PROTOCOLES MAJEURS

L’expédition transforme le voilier Ataraxia en une plateforme de données multidisciplinaire, équipé pour la plongée et assez spacieux pour la réalisation des suivis en mer tout au long de la journée. Chaque journée est rythmée par des protocoles enseignés et validées par nos partenaires (MNHN, CEFE, Aquasearch) :

• Observation visuelle de la mégafaune (Protocole de transects) : Deux observateurs assurent une veille permanente sur un angle de 100° à l’avant du navire. Toutes les données (espèces, nombre d’individus, activité, mais aussi déchets) sont enregistrées sur la tablette ObsEnMer. L’effort est calibré : 6 heures d’observation par jour, à une vitesse stabilisée entre 5 et 8 nœuds.

• Bioacoustique * (L’oreille de la mer) : À des points GPS prédéfinis, le moteur est coupé. Un hydrophone est immergé pour enregistrer les paysages sonores sous-marins. Ce protocole permet de détecter la présence de cétacés non visibles en surface et de mesurer l’impact de l’anthropophonie (bruits liés à l’activité humaine).

• ADN Environnemental (ADNe)** : En partenariat avec le Muséum d’Histoire Naturelle de Paris et le CEFE, l’équipe réalise des prélèvements hebdomadaires. En filtrant l’eau de mer, les équipes récupèrent des traces d’ADN laissées par les espèces (élasmobranches, mammifères marins). Une méthode encore en développement et techniquement expérimentale, pour recenser la biodiversité invisible.

• Suivi du Phytoplancton : Réalisé avec le laboratoire Hydreco, ce volet étudie la base de la chaîne alimentaire, indispensable pour comprendre l’état de santé global de l’écosystème. Hydreco est le partenaire également de l’année 2025 pour le suivi du plancton, initiant un nouveau prélèvement lors de l’expédition annuelle.

Comprendre les phénomènes uniquement à l’échelle du Golfe du Lion ne serait scientifiquement pas correct.
Nous souhaitons comprendre l’environnement global, à l’échelle méditerranéenne, pour mieux protéger notre littoral.

explique Jean-Marc Groul.
Départ du premier équipage

4. L’ÉQUIPAGE : LA MIXITÉ DES COMPÉTENCES

L’expédition mobilise 15 collaborateurs du Seaquarium, formant un équipage pluridisciplinaire où la parité fait place à une forte dynamique féminine (11 femmes et 4 hommes).

Pour cette édition 2026, le Seaquarium Institut Marin souhaite impliquer les publics pour une prise de conscience majeure sur le fait que la protection de l’environnement est l’affaire de tous. « On n’a pas besoin d’être extraordinaires pour mener une mission », souligne Jean-Marc Groul, Directeur du Seaquarium Institut Marin.

L’équipage est à l’image de cette vision : administratifs, soigneurs, communicants, médiateurs et aquariologistes — s’engagent dans cette aventure. « Il y a eu un élan interne fort. On ne se prétend pas scientifiques, mais toute l’entreprise s’engage. Chacun contribue aux protocoles, à l’intendance et au fonctionnement du bateau. C’est cette singularité collective qui nous porte. »

Le Capitaine : Yves Kossovsky (PsyBreak), par sa connaissance de la mer et son bagage technique et scientifique, il assure la sécurité et la précision des positionnements nécessaires aux protocoles et des trajets établis. 

5. UNE CELLULE À TERRE POUR UN PARTAGE EN TEMPS RÉEL

Pour que cette science ne reste pas confinée au large, le Seaquarium déploie un dispositif de transmission inédit :

  • Lien direct avec les écoles : L’Aire Marine Éducative du Grau-du-Roi, les Cm1 de l’école André Quet pourra échanger avec leur médiatrice par le biais d’un live organisé en direct du bateau.
  • Journal de bord : Chaque soir, les données récoltées et les images de la journée sont partagées avec le public via une cellule dédiée au sein de l’Institut Marin et sur les réseaux sociaux Facebook, Instagram, LinkedIn ainsi que sur le site internet.
  • Lien par les médias : Les médias invités, journalistes, communicants, partenaires sont invités le jour du départ, inviter à suivre l’aventure, la relayer par le biais de presse écrite, reportage vidéo, interviews, radio, post, pour une diffusion massive à l’échelle locale et nationale à but non lucratif mais sur un ton informatif et engageant. 

Chiffres clés de l’expédition 2026

  • 5 semaines de mer (9 mai – 14 juin).
  • 5 rotations d’équipes.
  • 15 collaborateurs engagés (73% de femmes).
  • 1 navire dédié : l’Ataraxia (18m).
  • 4 partenaires scientifiques majeurs (MNHN, CEFE, Aquasearch, Hydreco).

Le mot du Directeur, Jean-Marc Groul

Le Seaquarium est un aquarium, mais aujourd’hui les aquariums se transforment. Nous sommes devenus le Seaquarium Institut Marin et nous portons désormais notre rôle et nos valeurs vers l’extérieur. Cette mission a pour vocation d’être pérennisée, car pour nous, cet appui scientifique donne du sens à notre métier : celui de passeur de connaissances

Jean-Marc Groul, Directeur du Seaquarium Institut Marin

Rendez-vous le samedi 9 mai dès 10h

Le coup d’envoi de l’expédition a été donné au « Spot », avenue du Centurion à Port Camargue. Dès 10h, un petit-déjeuner d’accueil offert par le Seaquarium Institut Marin a permis aux visiteurs, journalistes et invités d’échanger avec les équipages et de découvrir le voilier Ataraxia, amarré face à la Capitainerie. Le capitaine Yves Kossovsky et sa seconde de bord étaient présents pour répondre aux questions et partager les coulisses de la vie à bord avant le largage des amarres intervenu vers 12h.

Pour cette première traversée en direction de Barcelone, le voilier a été escorté par le groupe de régate « Femme à la barre », la SNSM ainsi que plusieurs bateaux de la Société Nautique. Les journalistes embarqués sur les navires accompagnateurs ont ainsi pu réaliser les premières images de l’expédition au large de Port Camargue avant que l’équipage ne mette définitivement le cap vers la Méditerranée occidentale.


[1] Bioacoustique : Étude des sons qu’émettent les animaux en diverses circonstances (appariement, orientation lors des déplacements, présence d’ennemis, soins à la progéniture, etc.). 

ADN Environnemental : L’ADN environnemental (ADNe) est une technique de surveillance de la biodiversité non invasive pour les milieux naturels et les espèces. Cette approche basée sur la récolte de d’échantillons du milieu (eau, sol, fèces…) permet d’identifier les différents êtres vivants qui résident ou ont traversé ce milieu naturel, y compris des espèces rares.

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