Expédition Méditerranée 2026 Journal de bord – 13 mai 2026
Du 13 au 14 mai 2026
13 mai 2026 – Navigation sous houle et poursuite des protocoles scientifiques au large de la Costa Brava
La journée du 13 mai a débuté plus tôt que prévu pour le premier équipage de l’Expédition Méditerranée 2026. Durant la nuit, la houle s’est renforcée dans la cala de Montgó, obligeant l’équipage à déplacer l’ATARAXIA vers une zone plus abritée de la calanque.
Le mouillage se situait à proximité d’un herbier de posidonie, plante marine protégée essentielle à l’écosystème méditerranéen. Afin de limiter l’impact sur les fonds marins, le voilier a été amarré sur une bouée d’ancrage installée dans la zone protégée. Cette manœuvre technique, réalisée dans une mer agitée, a nécessité plusieurs tentatives avant de pouvoir sécuriser correctement le bateau.
Une fois la navigation reprise, l’équipage a poursuivi les protocoles scientifiques malgré des conditions météo compliquées avec un vent atteignant 25 nœuds et une houle comprise entre 1,5 et 2 mètres.
Les observations visuelles se sont ensuite poursuivies sur le transect T9, effectué en mode opportuniste en raison des conditions de navigation. Aucun grand animal marin n’a été observé durant cette phase, mais les équipes ont continué à documenter les conditions de mer et le trafic maritime rencontré au large de la Costa Brava.
Cette circulation comprend des navires de commerce, des ferries, des bateaux de pêche et une activité de plaisance plus soutenue à l’approche des zones côtières. Ce contexte anthropisé constitue un paramètre important pour les observations scientifiques, notamment en hydroacoustique, car il influence le paysage sonore sous-marin et peut générer des niveaux de bruit élevés dans certaines fréquences.
La présence de ce trafic permet ainsi d’intégrer une dimension “pressions humaines” aux données collectées, essentielle pour interpréter la répartition et le comportement de la faune marine dans ces secteurs fortement fréquentés.
Le point hydroacoustique H8 a ensuite été réalisé avec immersion de l’hydrophone et écoute du milieu marin. Aucun signal particulier n’a été détecté lors de cet enregistrement.
L’après-midi, l’équipage a poursuivi avec le transect T10, lui aussi adapté en observation opportuniste à cause de la houle persistante et d’épisodes pluvieux. Malgré des conditions peu favorables à l’observation de surface, les protocoles ont pu être maintenus tout au long de la journée.
En fin de navigation, l’ATARAXIA a mis le cap vers le port de Sant Feliu de Guíxols afin de s’abriter pour la nuit avant une nouvelle dégradation météo annoncée par vent de sud-est.
Sant Feliu de Guíxols
Après cinq jours en mer, ce premier équipage a déjà permis de réaliser l’ensemble des points hydroacoustiques programmés sur cette première phase de mission, plusieurs prélèvements d’ADN environnemental ainsi que les premiers protocoles plancton. Malgré une météo parfois exigeante, les observations de rorquals communs, de poissons-lunes (mola mola) et les écoutes acoustiques réalisées depuis le départ confirment l’intérêt scientifique de cette navigation mais aussi la forte condensation d’oiseaux marins et d’espèces pélagiques pour cette fin de printemps, le long des canyons sous-marins de Méditerranée.
Depuis le début de l’expédition, l’ensemble des observations sont retranscrites quotidiennement.
Une aventure à suivre sur les réseaux sociaux du Seaquarium Institut Marin :